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Témoigner de la présence aimante et attentive de Marie.
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S. Julienne Hayes-Smith smsm  Bangladesh
Sœurs Missionnaires
 
S. Julienne décrit comment aimer et servir à la manière de Marie l’aide à changer quelque chose dans la vie des gens.

En vivant à Dhaka, au Bangladesh, il est facile de se sentir submerger par l’importance des problèmes que nous voyons ici ; les millions de gens qui sont sans toit ou vivant dans des conditions sordides, les gens cherchant à travers les montagnes d’ordures quelque chose à manger ou à vendre, les handicapés difformes qui sont placés dans les rues pour mendier, les femmes abandonnées avec leurs bébés, les enfants travailleurs et les adolescents prostitués. Les besoins sont immenses et je me sens si souvent impuissantes pour en faire davantage. Dans ces moments-là je me rappelle l’article 10 de nos Constitutions : « Conscientes de notre pauvreté, nous ne cessons de regarder Marie en qui nous trouvons inspiration, aide et réconfort …. Avec Elle, nous pouvons cheminer dans la foi…. Dans la fidélité à l’Esprit, nous découvrirons la manière de servir et d’aimer comme Elle pour être dans le monde un peu de sa présence. » Nous essayons d’apporter aux pauvres de Dieu qui sont ici l’amour de Marie et sa présence pleine de compassion.

Une délicieuse jeune femme était une de ce groupe de filles qui avaient l’habitude de fouiller les ordures, pour ramasser surtout les vieux papiers, pour les revendre et ainsi aider leurs familles à survivre. Nous savions que lorsqu’elles atteignaient leur puberté elles étaient en danger d’être sexuellement molestée en allant dans les rues ou alors d’être mariée à l’âge de 12 ou 13 ans par leurs parents pauvres qui croyaient pouvoir les protéger. Pour les aider à sortir de la rue nos jeunes sœurs ou nos aspirantes nous les amenaient chaque matin avant qu’elles aillent dans la rue, pour leur apprendre la base de la lecture et du calcul. Elles font désormais partie de notre vie depuis ces 5 dernières années et plus et sont devenues de belles jeunes filles. Nous avons réalisé ce qui, pour elles, étaient un rêve, en leur trouvant un métier dans une usine de vêtements. Un tel emploi demande des heures de travail pour un maigre salaire. Cependant c’est plus sûr que d’être dans les rues. Le salaire régulier qu’elles reçoivent a permis à leurs familles de quitter leurs bâches de plastique près de la voie ferrée et de louer des pièces, certes petites, mais sûres. Elles ont souvent reçu des félicitations par les gens des usines. Elles ont appris à être polies et à bien se comporter. Elles sont fières de dire que se sont les Sœurs (nous-mêmes) qui leur ont appris toutes ces bonnes choses. Durant leur repos hebdomadaire, le vendredi, elles viennent régulièrement nous voir et nous donner un coup de main pour le travail autour de la maison.

Ces jeunes femmes sont sûres de la connaissance qu’elles ont de nous, comme nous l’avons en Marie, amies qui resteront toujours à leur côté.
 
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